Comment être authentique sans trop en dire ?

By 28 avril 2019 avril 30th, 2019 Conseils

SOYEZ VOUS-MÊME, MAIS RESTEZ PRUDENT

 

 

L’authenticité ! Un mot très à la mode en ce moment !

 

Vous êtes désormais encouragés à venir « tel que vous êtes » au bureau, à participer à des conversations « franches »  et à raconter des anecdotes personnelles afin de gagner la confiance de vos collègues et être « intégré ».

 

Cette tendance favoriserait les performances de groupe…

 

Entre autre, le développement des lieux de travail collaboratifs et des équipes mobiles n’a fait qu’encourager ce phénomène d’effacement progressif des frontières entre vie personnelle et vie professionnelle

 

Mais faire part honnêtement de ses opinions, des ses sentiments et de son vécu au travail est à double tranchant : malgré ses bénéfices potentiels, l’ouverture aux autres peut avoir des effets pervers si elle est improvisée, pratiquée au mauvais moment et contraire aux coutumes de l’entreprise.

Conséquence ? l’authenticité mal gérée peut vous nuire, noircir votre réputation, vous éloigner de votre équipe, inciter à la méfiance voire décrédibiliser vos compétences.


LES BOURDES DES LEADERS :

LES 3 PERSONNALITES QUI PARLENT D’ELLES, MAIS MAL !

L’authenticité commence par la connaissance de soi-même. Dans un premier temps, cherchez à savoir qui vous êtes – en terme de valeurs, d’émotions et de compétences – et, comment vous êtes perçu.

C’est seulement ensuite que saurez ce qu’il faut révéler de vous, et à quel moment !

 

Pour s’ouvrir efficacement aux autres, de bonnes techniques de communication sont également essentielles : vos histoires n’auront d’intérêts que si vous les racontez bien.

On rencontre généralement 3 catégories de personnalités qui parlent d’elles, mais mal, en raison d’un problème de connaissance de soi.

  1. Les leaders inconscients, les gaffeurs et les livres ouverts

  2. Les leaders impénétrables 

  3. Les ingénieurs sociaux

Les leaders inconscients n’ont pas une image réaliste d’eux-mêmes ! Ils se remettent rarement en question : leurs opinions ou les informations qu’ils révèlent sont soit à côté de la plaque, soit malhonnêtes !

Les gaffeurs ont une idée plus juste de qui ils sont mais se trompent sur la façon dont ils sont perçus ! Résultat ? Ils interviennent toujours au mauvais moment car ils sont incapables de lire les signaux que les gens leur envoient, notamment à travers le langage corporel et les expressions faciales.

Les livres ouverts quant à eux n’ont presque aucune limite et parlent sans cesse d’eux, des autres et de TOUT ! Ils aiment trop communiquer, dévoilent trop et sont souvent de familiarité excessive.

 

Et puis il y’a les leaders impénétrables, qui eux, se trouvent de l’autre côté du spectre ! Ils ont du mal à parler de quoi que ce soit les concernant au bureau, si bien qu’ils paraissent distants et inaccessibles, et ont dû mal à nouer des liens professionnels durables.

 

Enfin, ceux que nous appelons les ingénieurs sociaux ressemblent aux leaders impénétrables et aux gaffeurs : ils cumulent à la fois la difficulté à communiquer mais aussi celle à décrypter les signaux que leurs envoient leurs interlocuteurs.

 

Parmi toutes les personnalités évoquées ci-dessus, l’équilibre relationnel n’existe pas.

Problème ? L’émetteur est soit en position de domination ou d’infériorité.

Les cadres qui commettent une ou plusieurs de ces erreurs peuvent sembler singulièrement incompétents. Pourtant, ces erreurs sont courantes, et même les communicants les plus lucides peuvent parfois raconter des anecdotes personnelles au mauvais moment, à la mauvaise personne ou tout simplement de la mauvaise façon.

 

Cela vous est-il déjà arrivé ? 

 


LE PLAN EN 5 ETAPES POUR REUSSIR VOS INTERVENTIONS

    1.Cherchez à vous connaître vous-même

 

Vous pouvez solliciter un feed-back honnête de la part de vos collègues ou vos proches.

Vous pouvez aussi réfléchir à la façon dont vous été élevé, à vos expériences professionnelles et personnelles…

Essayez de sortir de votre zone de confort avec des expériences inédites comme du bénévolat, des séances de coaching… en analysant votre propre vision de la vie, du management, etc… De tout ce qui vous a forgé et vous construit actuellement.

 

      2. Questionnez la pertinence de vos révélations

Choisissez le FOND, la FORME et le TIMING de vos révélations pour faire avancer votre sujet du moment. N’oubliez pas que lorsque vous parlez au bureau, l’objectif est avant tout de renforcer la confiance de vos collaborateurs, pas de vous faire des amis – même si ça arrive 🙂

Alors avant de divulguer des informations personnelles ou critiques, demandez-vous si elles vous aideront dans votre travail ? Auront-elles un rapport avec la situation ? Votre équipe comprendra t’elle mieux logique ?

Si la réponse est non, patientez jusqu’à l’afterwork du soir pour la partager.

 

     3. Ne dites que des choses vraies

Ça paraît évident mais il existe un bon nombre de personnes qui inventent des histoires incroyables. Gonfler son expérience et ses compétences peut être tentant, mais si ces arrangements avec la réalité sont démasqué vous courrez au ridicule et à l’imposteur.

Les anecdotes réelles qui jouent sur l’émotion déclenchent plus d’empathie …

 

   

4. Ayez conscience du contexte dans lequel vous vous trouvez

Faites l’effort de vous renseigner sur les coutumes et les valeurs de l’entreprise ou l’évènement dans lequel vous allez arriver. Cela vous permettra d’identifier les situations où il est préférable de vous taire. Si le contexte est particulièrement inhabituel, n’hésitez pas à demander à des initiés la façon dont les gens fonctionnent et quel degré de sincérité il faut en attendre. Vous pouvez aussi faire un test mesuré en lâchant une petite révélation et en observant les réactions des autres ; scrutez les regards et les jeux d’échanges, et quand et comment les autres racontent leurs histoires…

 

    5. Différez ou évitez les révélations très personnelles

Les propos intimes renforcent les liens, ils ne les créent PAS ! Révéler trop d’informations personnelles trop rapidement va à l’encontre des normes socio-culturelles ; Celui qui se comporte comme ça apparaît alors comme désespéré, maladroit voire instable.

Cela ne signifie pas que vous devez attendre des années avant de pouvoir raconter quoi que ce soit à vos collègues, il faut juste que vous ayez passé suffisamment de temps avec eux pour créer les bases d’une relation de confiance et intégré les normes en vigueur à ce sujet dans votre entreprise.

Fixez d’abord des objectifs communs, définissez les missions et les rôles de chacun et montrez-vous crédible et digne de confiance au travail.

Soyez attentif au degré d’ouverture des autres avant de faire vous-même des révélations importantes. Dans certaines entreprises, se confier peut s’avérer utile, dans d’autres, cela peut s’avérer extrêmement imprudent.

CONCLUSION

Ces 5 étapes devrait vous aider à éviter certains écueils décrits et à devenir un leader plus efficace.

N’oubliez pas de réfléchir soigneusement à vos motivations et à vos chances de succès. L’ouverture aux autres est un outil d’évolution puissant et un outil managérial précieux, mais doit être utilisée judicieusement.

Posez-vous toujours ces 2 questions avant d’être « trop » authentique : Quelles anecdotes avez-vous à raconter et qui a besoin de les entendre ?

 

Toute l’équipe

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